Vous souvenez-vous de mon coup de gueule, en septembre, sur les repas servis à l’hôpital des Quinze-Vingt ? J’y narrais mon séjour de 24 heures en ses lieux et de sa facture salée.

Bien m’en a pris d’écrire à l’Assurance maladie pour signaler ce qui me semblait une petite escroquerie, pour ne pas dire son nom.

Je rappelle les faits, dans le détail, qui se sont déroulé du 3 septembre à 9 heures au 4 septembre à 9 heures : le prix de journée affiché à 1 350 et 1 750 euros dans la chambre, était passé à 2 fois 3 500 euros (7 000 euros) sur la facture présentée à la sortie que j’ai refusée, puis à 2 fois 4 200 euros, soit 8 400 euros, facture envoyée par La Poste, et plus, dans tous les cas, 2 fois le ticket modérateur soit 2 fois 18 euros. N’ayant que le ticket modérateur à régler, je contestais le fait d’en compter deux, tout en signalant le coût fluctuant du reste. Le tout assorti d’un service hospitalier déplorable, jamais rencontré jusque là.

Je viens de recevoir une nouvelle facture de l’hôpital : il n’y a plus que 1 fois 1 750 euros à régler, plus 2 tickets modérateurs. J’ai donc gagné sur un point et pas l’autre.

Je signale, si ces lignes tombent un jour sous les yeux du personnel de l’Assurance maladie, en l’occurrence son directeur, que cet organisme d’Etat ne m’a pas répondu à mon courrier.

Que peut-on conclure de cette expérience ? Tout d’abord, cette petite escroquerie en cache en réalité une très grosse qui, répétée à longueur de journée, assure à l’Assurance Maladie un déficit artificiel que nous contribuables nous réglons en espèces sonnantes et trébuchantes.

Jusqu’à ce jour, je n’ai pas encore les moyens de savoir si l’Assurance Maladie va tenir compte de cette révélation d’escroquerie pour vérifier toutes les factures des hôpitaux, avec demande de remboursement, et, à l’avenir, imposera des protocoles de prise en charge des frais d'hôpitaux, comme elle sait si bien le faire avec le montant des remboursement d’honoraires médicaux et des médicaments aux particuliers.